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Les eaux usées de Saint-Denis et Sainte-Marie sous contrôle

Depuis le mois d’octobre, les équipes de la CISE, en charge du fonctionnement de la station de refoulement de la Jamaïque pour le compte de la CINOR, se trouvaient dans une situation anormalement compliquée, qui les a amenés à travailler de jour comme de nuit. Personne n’aurait imaginée un tel scénario lors de la mise en service de cette infrastructure, il y a seulement 3 ans. En raison de pannes qui se sont enchaînées de façon exceptionnelle, les équipes de la CISE ont dû composer avec une seule pompe en service contre trois habituellement nécessaires. Conséquence directe, la station n’étant plus en mesure de traiter l’ensemble des eaux usées, un volume conséquent a été déversé en mer ces dernières semaines.

Pour remédier au plus vite à cette situation que la CINOR et la CISE déplorent fortement, plusieurs initiatives ont été prises. Au-delà de l’information à destination des riverains, la pièce qui faisait défaut sur la dernière pompe tombée en panne a été remplacée ce vendredi 30 décembre, après un approvisionnement par avion auprès du fabricant suédois. Cette procédure était incontournable. Le poste de relevage a été conçu de façon très spécifique, tenant compte des volumes transités vers la station d’épuration du Grand Prado et des caractéristiques du réseau de collecte. Les pompes et l’ensemble de leurs pièces sont donc fabriquées sur-mesure, par une entreprise spécialisée en Suède.

Depuis le 30 décembre, la station de la Jamaïque fonctionne avec deux pompes. Toutes deux en service, seul 1% des eaux usées est déversé en mer (environ 190 m3 par jour), contre 20 à 25 % les semaines passées. Cette situation transitoire exige néanmoins de recourir de façon permanente au bassin tampon. Depuis octobre cet équipement connexe à la station permet, aux périodes de pointe (entre 7h et 8h30 et entre 19h et 21h30), de stocker jusqu’à 2 500 m3 d’eaux usées, qui seront ensuite traitées la nuit. En raison des fortes chaleurs, ce stockage en journée occasionne une gêne olfactive plus ou moins forte à proximité du site.

Pour un retour à la normale et par mesure de sécurité, quatre nouvelles pompes neuves seront approvisionnées. La première a été commandée dès octobre dernier et devait arriver par bateau courant mars. Mais face à l’urgence, la CINOR et la CISE ont décidé de l’acheminer par voie aérienne afin de gagner un temps précieux et d’envisager sa mise en service dès le début du mois de février. Quant aux trois autres pompes, elles seront commandées ces jours-ci et arriveront au cours du 1er semestre.

Depuis la mise en service de la station, les équipes de la CINOR et de la CISE sont régulièrement confrontée à des pannes, qui étaient jusqu’ici isolées. Ces incidents ont interpellé la collectivité sur la qualité des installations qui a décidé, dès avril 2016, de constituer un dossier de demande d’expertise, laquelle a été déposée en référé au tribunal administratif le 5 septembre. La situation étant devenue particulièrement préoccupante en octobre, la CINOR n’a toutefois pas souhaité attendre la nomination de l’expert par la juridiction administrative et a lancé un appel d’offre pour recruter un bureau d’études qui sera chargé de réaliser un diagnostic complet de l’installation. L’entreprise retenue sera désignée dans les jours qui viennent.

Communiqué de presse