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Une large adhésion de la population pour le 1er téléphérique de La Réunion

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La Cinor fait partie des premières collectivités de France à concrétiser un projet de téléphérique en zone urbaine. Rendu possible grâce à la loi sur la transition énergétique de 2015, il a largement été plébiscité par la population au cours de la concertation publique menée du 28 novembre au 23 février dernier. Outre la découverte de ce mode de transport, innovant en ville, deux options de tracé ont été soumises à l’avis du plus grand nombre. Pour respecter leur opinion et répondre à un certain nombre de contraintes techniques, la Cinor a finalement retenu un troisième tracé pour relier le Chaudron à Bois-de-Nèfles en moins de 15 minutes.

La phase de concertation préalable ouverte par la CINOR sur le premier téléphérique urbain de La Réunion s’est achevée le 23 février dernier, après trois mois d’échanges avec la population. Au cours de cette période, de nombreux outils étaient à la disposition de la population pour prendre part au projet et émettre un avis éclairé : exposition, réunions publiques, site internet, questionnaires… Soucieuse que le plus grand nombre puisse s’y intéresser, la Cinor est ainsi allée bien au-delà de l’habituel registre mis en place en mairie, et le public a été au rendez-vous !

La concertation publique a ainsi connu un vif succès. Près de 350 personnes ont assisté aux réunions publiques, plus de 100 avis ont été recueillis sur les lieux d’exposition, près de 500 questionnaires ont été remplis et retournés à la Cinor. Au total, ce sont près de 1 000 contributions qu’un spécialiste du débat public, mandaté par la CINOR, a enregistré, classé autour de thématiques clés, et analysé.

Premier enseignement : le public s’est montré fortement intéressé par ce projet de transport par câble. Une grande majorité le plébiscite :  » 85 % considèrent que le projet est bon pour le territoire et 75% déclarent vouloir l’utiliser « . Parmi les points souvent relevés : l’aspect environnemental du projet, ses répercussions économiques, notamment en matière d’emplois et d’activités nouvelles. Les questions de l’intermodalité et du raccordement aux réseaux de transports en commun existants et à venir, sont également au cœur des préoccupations. Si des inquiétudes se sont exprimées en matière de sécurité (solidité du dispositif face au vent par exemple, panne électrique, accessibilité aux personnes à mobilité réduite, etc.), nombre d’entre elles ont pu être levées lors des réunions publiques. Autre élément notable : une des préoccupations majeures du public reste le coût d’un tel projet pour la collectivité. Un argument auquel la Cinor est également particulièrement sensible.

La collectivité s’est donc attachée à mettre en perspective les observations du public et ses propres contraintes. Elle a retenu, en guise de meilleur compromis, un troisième tracé. Ce dernier écarte d’abord la station Piscine qui, selon l’étude de prévisions de trafic, n’attire pas assez de voyageurs, alors même qu’elle engendre un surcoût de 5 millions d’euros. Pour les mêmes raisons, la station Université initialement envisagée n’a pas été retenue (surcoût de 8 millions d’euros).

Le nouveau tracé prévoit également une station « campus », qui dessert le Crous et l’Université, et qui permet un raccordement optimal avec le futur réseau de transport de la Région, le RRTG. Enfin, le tracé est adapté pour limiter au maximum le survol des propriétés privées. Dans sa nouvelle version, une seule propriété privée est concernée.

C’est au cours d’une nouvelle réunion publique que le nouveau tracé du téléphérique urbain de la Cinor est présenté ce jour, à 18 heures, au Parc des expositions et des congrès de Saint-Denis. Le tracé adapté et optimisé permet toujours de relier les quartiers du Chaudron à Bois-de-Nèfles en moins de 15 minutes. Le scénario retenu prévoit 5 stations : Chaudron, Campus, Moufia-Bibliothèque, Bancoul et Bois-de-Nèfles (plus de détails dans le dossier de presse), pour une prévision d’environ 6 000 voyageurs par jour.

Autre attrait, les cabines panoramiques sont toujours pensées de sorte à inviter le passager à partager un paysage d’exception. Et ce, pour le prix d’un ticket de bus !

Forte des résultats de la concertation publique, la Cinor franchit aujourd’hui une nouvelle étape dans son projet. Ses équipes vont dorénavant travailler à la rédaction du cahier des charges qui servira à sélectionner l’opérateur chargé de la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance de la première ligne aérienne de transport public de La Réunion.

 » Le public vient de nous donner un signe fort et nous dit qu’il est prêt pour ce nouveau mode de transport ! A nous d’agir maintenant. Nous prenons aujourd’hui l’engagement que notre téléphérique urbain se réalisera. Nous faisons le choix de maintenir le projet dans une enveloppe budgétaire d’environ 45 millions d’euros, pour garantir sa réalisation fin 2019 « , précise Gérald Maillot, Président de la Cinor.

Communiqué de presse

Dossier de presse

Mickael Nacivet, responsable du projet Téléphérique et des élus de la CINOR Jean-Pierre Marchau et Didier Euphrasie.