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Libérer l’entreprise, un concept « gagnant-gagnant-gagnant »

Créée il y a 12 ans, l’agence Run’concept emploie 8 consultants qui opèrent dans les relations médias, les relations publiques ou la communication. Dès le départ, Romain Lefebvre a choisi de miser sur l’intelligence collective avec une approche novatrice : l’entreprise libérée. Une nouvelle fonction a même fait son apparition l’an dernier, une « chief hapiness ».

Pourquoi le concept d’entreprise libérée vous a intéressé ?

Romain Lefebvre : Selon la définition d’Isaac Getz, une entreprise libérée serait une forme organisationnelle dans laquelle les salariés sont totalement libres et responsables dans les actions qu’ils jugent bon d’entreprendre. Je rajouterai à cette définition la nécessité d’une confiance réciproque et d’une vision partagée. Ce concept correspond totalement à mon mode d’organisation. Honnêtement, je ne saurais pas diriger mes équipes différemment et je n’y vois que des atouts. C’est un concept « gagnant- gagnant-gagnant », pour le dirigeant, les salariés, mais aussi les clients. Dans une entreprise libérée, le salarié épanoui est davantage investi dans la réussite de son entreprise, mais également dans la qualité des prestations délivrées, ce qui sera directement ressenti par le client.

Au fil du temps, est-ce que cette vision a évolué ?

Romain Lefebvre : Je me suis longtemps appuyé sur l’expérience des autres, je me suis formé et j’ai tenté de m’inspirer des concepts existants tels que la sociocratie ou l’holacratie. Le résultat que j’obtenais était toujours lourd et chronophage, alors que la libération est normalement un processus agile et adaptable. Avec l’implication des équipes, on a simplifié nos règles de fonctionnement pour ne garder que l’essentiel. Avant, on craignait de ne pouvoir être entendu par son patron lorsqu’on décelait une opportunité pour l’entreprise. Maintenant, on a le devoir de la partager : l’ensemble de l’organisation se mobilise autour de ce sujet dans une démarche d’amélioration continue.

Comment se traduit cette libération ?

Romain Lefebvre : Par une répartition des responsabilités. Par exemple, le salarié gère ses jours de travail et de congés comme il le souhaite. Le cadre de décision est fixé de manière collégiale. Nous séparons les sujets entre les réunions hebdomadaires dites «de triage», dédiées à la répartition de l’opérationnel entre les équipes, les points de gouvernance mensuels relatifs aux processus et les réunions de stratégie. Nous disposons d’un outil appelé Glassfrog pour nous organiser et dans lequel sont répertoriés les rôles de chacun. Ainsi, plus de doute sur qui fait quoi. Et si quelqu’un pense qu’une chose aurait pu être faite différemment, on en parle pour trouver une amélioration. C’est tout ce mode de fonctionnement qui nécessite une confiance réciproque forte.

Quel est le rôle du Chief Hapiness ?

Romain Lefebvre : Les concepts d’entreprise libérée et de «bonheur au travail» sont intimement liés. Celui qui a le rôle de «chief hapiness» est avant tout garant des processus. Il facilite les réunions, il fluidifie les échanges avec bienveillance et garde si possible un oeil optimiste dans chaque situation. C’est d’ailleurs en ce sens que notre chief hapiness a été identifiée pour représenter localement la ligue nationale d’optimisme. Nous en sommes tous très fiers !

Source : Made In Réunion Février-Mars 2018